2011, vue par l'Internet

Skip to main content

2011 fut une année riche en bouleversements. De Wall Street jusqu'au monde arabe, la rue a fait connaître ses préoccupations. Mais comment interpréter ces évènements à travers le filtre d'Internet? Retour tordu sur les grands évènements de l'année.

Le printemps arabe

Le printemps arabe a véritablement commencé le 17 décembre 2010, lorsqu'un marchand tunisien s'est immolé en guide de protestation face à la corruption gouvernementale et aux conditions économiques difficiles. Naîtra alors un mouvement de contestation qui aura raison du président de la Tunisie Ben Ali, du chef d'État égyptien Hosni Moubarak, du Guide de la révolution libyenne Mouammar Kadhafi et du président du Yémen Ali Abdullah Saleh. Des manifestations ont encore lieu dans quelques pays arabes, notamment en Syrie, où la répression sanglante aurait fait plus de 5000 morts. Durant tout ce printemps arabe, certains manifestants ont eu recours à des moyens originaux pour illustrer leur propos, notamment ce Yémenite:

 

536

 

La corrélation entre un casque de pain et la légitimité d'un régime autoritaire est évidente. Argument convaincant.

Le mariage royal

Les foules étaient au rendez-vous pour célébrer le mariage de l'année entre le prince William et Kate Middleton. Leurs noces, ainsi que leur voyage subséquent au Canada, furent amplement médiatisées. Malheureusement, tous ne partageaient pas l'enthousiasme général entourant ce « conte de fées moderne », comme par exemple Grace Van Cutsem, la filleule de William.

 

532

 

Le mariage fut aussi une belle occasion pour la royauté britannique de se parer de ses plus beaux chapeaux.

Les émeutes de Vancouver

Ce fut une grande année pour la Ligue nationale de hockey, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons. La supervedette Sidney Crosby a été tenue à l'écart du jeu pendant plus de 9 mois, victime de deux commotions cérébrales consécutives. Trois durs à cuire de la LNH ont également perdu la vie cette année, réalimentant le débat sur les coups portés à la tête et les dures mises en échec. Mais l'histoire la plus médiatisée fut sans doute les émeutes qui ont suivi la défaite des Canucks de Vancouver face aux Bruins de Boston en finale de la Coupe Stanley. Avant même la fin du septième et ultime match, les partisans de Vancouver sont descendus dans les rues, à la Russell Crowe:

537

This. Is. VANCOUVER!!!! (ok, je mélange un peu les films, mais peu importe)

La mort de Steve Jobs

Quelques mois après s'être retiré de son poste à la tête d'Apple, et au lendemain du dévoilement du iPhone 4S, Steve Jobs est mort le 5 octobre 2011, à l'âge de 56 ans. Véritable gourou, sa mort fut pleurée dans les Apple Stores du monde entier. Steve Jobs aura changé le monde à sa façon, en bouleversant complètement les mondes de l'informatique (iMac), de la musique (iPod), de la téléphonie (iPhone) et même du cinéma (Pixar). C'est pourquoi, après l'annonce de sa mort, le site d'Apple a cru judicieux d'afficher l'image suivante en page d'accueil:

 

534

 

Le roi est mort. Longue vie au roi.

Le mouvement Occupy

De Wall Street à Madrid, en passant par Londres et Montréal, des indignés ont défilé dans les rues cet automne pour exiger une justice sociale. We are the 99% devint alors le cri de ralliement officiel de ce mouvement, auquel plusieurs autres symboles furent associés, tels que le masque de Guy Fawkes et le groupe de pirates informatiques Anonymous. Comme plusieurs protestataires étaient de jeunes adultes, on pouvait s'attendre à voir des pancartes telles que celles-ci apparaître ici et là:

535

The Internet is leaking!

Seconde lecture: Pour une revue un tantinet plus sérieuse, laissez-moi vous suggérer Bilan 2011: État de la nouvelle. La firme Influence Communication revient sur les grands évènements de l'année, vus par les médias québécois. On apprend notamment que les Faits divers et les affaires judiciaires sont les sujets qui intéressent le plus les Québécois, et que la cuisine occupe maintenant plus de place que la culture dans nos médias. Et évidemment, l'omniprésence du Canadien de Montréal n'a plus besoin d'être démontrée: 79% de la couverture sportive de 2011 au Québec a été consacrée à nos Glorieux.